• Inventaire à la Prévert

    Ils roulent enfin après 2h de bouchons, fuyant la ville asphyxiée par la chaleur estivale et les hydrocarbures. Elle a prit les chose en main en consultant la carte, lui faisant emprunter les voies secondaires. Elle consulte sa montre fait un rapide calcule.

    "Encore une heure et il s'y seront", pense t-elle.

    Elle boit à la bouteille qu'il lui tend, le remercie d'un sourire; s'éponge le visage et la poitrine avec son mouchoir. Puis dans un...

    — J'ai chaud !

    Elle ôte impulsive sa petite culotte et l'accroche au rétroviseur et lui ébahit reste interdit devant son geste, entraperçoit la douce et sombre toison qui tapisse son entrejambe lorsqu'elle remonte sa robe et s'évente avec.

    Joyeux, il tente une approche et tend sa main qu'il glisse entre ses jambes...

    — Tu vois je t'ai pas menti j'ai chaud, mais maintenant regarde la route mon amour, j'ai pas envie..., juste que j'ai chaud.

    Il se renfrogne, mais jamais en 20 ans de mariage, elle n'a fait cela et il béni en sifflotant l'été et les belles vacances qui s'annoncent.

    Rassurée qu'il l'écoute, elle fait semblant de somnoler et se berce de ses pensées. Remonte sa robe jusqu'en haut de ses cuisses pour les faire bronzer et puis comme elle se l'avoue pour ... son homme a discrètement modifié l'angle du rétroviseur et n'en perd pas une miette. à demi coupable, aguicheuse, elle écarte légèrement les cuisses.

    "Vas-il le remarquer" cette pensée l'accueil en cortège lorsqu'ils se garent près d'un veille bâtisse et qu'il sort pour les saluer.

      

    C'est leur première sortie plage depuis une quinzaine qu'ils se sont installés. Elle, indisposée, elle était d'une humeur massacrante et lui pleutre avait dans les heures tempête trouvé refuge au bar tabac du coin entre tiercé et ballons de rosé, sympathisant avec la faune locale tandis que sac en bandoulière garni d'une couverture et d'une bouteille d'eau et d'un magazine,  elle partait seule battre le bocage environnant à bicyclette trouvée dans la remise. Généralement, elle partait dans les heures chaudes et revenait vers 18h ce qu'il lui laissait aux anges le temps de parier sur les courses du jour comme il le fait à son habitude avec les copains, remontant toujours les hebdomadaires et revue qu'elle lui demandait.

    Puis elle lui avait fait part de l'invitation et il était venu les chercher pour les emmener à une plage de son enfance garantie tranquille. Mais une fois arrivé, la dite plage était bondée ce qui les avait fait rire. Ils avaient goûtés du bout du pied l'eau mouvante de la marée montante et s'étaient réfugiés sur leur serviette de plage en revendiquant quelques mètres carrés d'intimité relative.

    Il s'éveille d'une sieste en les entendant discuter boulot, rien d'étonnant si ce n'est qu'il la trouve les seins nus, le corps huilé de crème solaire, mangeant une glace à l'eau. Il s'étonne, depuis des années malgré ses suppliques, elle n'avait oser montrer sa poitrine. les yeux mi-clos faignant le sommeil il regarde autour de lui et constate que plusieurs poitrines s'expose et sans le comprendre vraiment cela le rassure.

    "Elle a voulu faire comme tout le monde" pense-t-il.

    Il ne peut détacher son regard des seins de sa femme qui tressautent à chaque rire, chaque parole. Ils pointent dans l'air chaud et cela l'excite et il sent l'érection venir. Discrètement il se tourne sur le ventre pour cacher son embarras.

    "Qu'il profite du spectacle l'autre, car elle a vraiment de trop beaux seins ma gonzesse" pense-t-il orgueilleux en remarquant le manège du collègue de sa femme qui essaie de garder son regard haut. "T'es pas près de les toucher mon pote, c'est pas pour rien que les copains la surnomment la prude". Rassuré, il s'endort, se promettant lui aussi à son réveil d'aller manger une glace à l'eau.

    Elle sent sa gêne et ne quitte pas des yeux le jeux que fait son regard pour se concentrer sur son visage. Elle voulait savoir si... et en deux étapes, allongée sur le ventre, en lisant songeuse son magasine, elle avait dégrafé son soutient gorge, puis acceptant la glace qu'il lui tendait, elle avait triomphant de ses pudeurs offert la vision de sa poitrine nue avant que de l'enduire de crème et ainsi  elle sait maintenant.

    Les copines disaient qu'il était homo, c'est juste qu'il est sentencieux c'est tout, jubile -t-elle dans sa tête.

    Elle aurait juste aimer qu'il lui propose de l'aider à appliquer son ambre solaire, mais il ne l'a pas fait regrette-t-elle.

    "Josiane aurait été folle de jalousie".

      

    Ils l'ont invité pour le remercier de cette belle après-midi plage et il est venu apportant avec lui deux bouteilles de vin, un de ces vins capiteux à la robe rubis qui ont vite fait de rendre les hommes amoureux et les femmes émotives et cela n'avait pas tardé. Lui sans y prendre garde c'était laisser séduire par les frous-frous de cette maîtresse viticole qui lentement en un slow langoureux lui emporte esprit et corps et malgré les brochettes il s'était écroulé sur le transat en des ronflements sonores qui les font rire.

    Sous la chaleur, légèrement grise, après s'être absenter pour passer son maillot de bain, elle l'invite à rechercher le frais dans le jacuzzi proche. Il s'étonne prétexte son manque de maillot, mais elle le pousse vers la maison en chipant celui de son mari séchant sur la corde à linge et tandis qu'il le passe, elle entre dans l'eau.

    Elle patiente, lentement la fraîcheur l'enveloppe et elle se détend. Il vient vers elle et se redressant, elle accepte le verre de vin qu'il lui tend. Il la regarde avec intensité son maillot blanc sous l'onde est devenu transparent. S'en apercevant dans le reflet que l'eau lui renvoie, elle se sent nue et s'alarme, pudique, chaste, elle voudrait... qu'il détourne son regard... Qu'il n'y ai pas de méprise entre eux. Mais elle croise son regard, mettant son impudence sur le compte du vin, elle plonge son corps dans l'eau pour le dissimuler.

    Rassuré par les ronflements de son mari et lui embarrassé sur le bord du bassin. Sous un "on ne fait rien de mal et puis merde j'en ai envie !", elle l'invite nonobstant a la rejoindre.  

    Légèrement ivre, elle joue innocente dans l'eau et lui réfugié dans un coin du bassin, elle le laisse à loisir regarder, entrevoir ce qu'aucun autre homme hormis son médecin et son mari n'a vu. Furtive, elle remarque aussi le renflement qui se dessine au bas de son ventre et qu'assis face à elle il ne peut dissimuler. Mais elle ne fait rien, cet instant est pour elle, juste pour elle et sous les baisers langoureux du vin, elle se laisse regarder, juste regarder... ce n'est pas pécher... Non !

      

     

    Ils ne se quittent plus et en quelques jour, il leur fait découvrir le berceaux de son enfance.

    Mais lui s'ennuie, les églises, les places du marché il en a soupé et préférant ses copains et son tiercé, fainéant,  il les laisse vagabonder au travers du bocage ... Elle semble tant s'amuser...

    Depuis des jours, elle dort mal... Depuis qu'elle s'est dévoilée, elle rêve et s'en est trop... Elle ne gère plus rien dès qu'il est là et s'ennuie dès qu'il n'y est pas. Elle a fait l'amour avec son mari la nuit dernière et cela l'a légèrement calmée, légèrement...

    Cet après midi sous une averse, ils sont rentré tôt, lui est au bistrot comme tout les jours et elle est heureuse qu'il ne soit pas là, s'avoue-t-elle un peu honteuse.

    Ils entrent dans la maison et elle part chercher des serviettes pour se sécher. Lui reste dans le couloir l'attendant. Elle revient et l'invite à ôter ses vêtements trempés afin qu'elle puisse les passer au sèche-linge. Il proteste et elle insiste, lui assurant que cela sera rapide. tandis qu'il se dévêt, elle passe à la salle de bain et après une légère hésitation, elle laisse la porte ouverte et sans sensualité aucune quitte son pantalon, pull et tee-shirt qu'elle jette en tas sur le sol. En sous vêtement, elle jette maligne un coup d’œil dans le miroir face à elle et le découvre torse nu, chaussettes et slip. Elle réprime un rire en le voyant si fragile, si ....

    Pragmatique luttant contre son envie de ... Elle ramasse son tas et en passant féline devant lui elle y ajoute le sien et ouvre la porte de la buanderie d'un coup de pied avant qu'il est pu lui offrir son aide. Elle claque la porte du sèche linge, enfourne le linge dedans et va pour enclencher le programme. Elle se ravise et en sentant sa présence non loin, se retourne et ôte ses sous-vêtements qu'elle envoie dans le tambour. Elle claque la porte et enclenche le commutateur sur séchage rapide.

    Elle passe innocemment nue devant lui et entre dans la salle de bain,tire le rideau et fait couler la douche.

    Lui n'a pas bougé, il est resté interdit devant... Elle.

     

     

    Il en revient pas... Depuis des années il est enfin sorti... Le 13 en gagnant placé...

    Il passe au guichet et touche enfin le jackpot. Heureux, il paie une tournée générale.

    Lui reste interdit quand, elle l'invite en le prenant par la main à venir sous la douche.

    Il y entre dans la salle de bain et elle s'agenouille pour se baisser son slip, frôlant au passage sa verge de sa joue, de ses cheveux.

    Malhabile d'une main il ôte ses chaussettes et saisissant la main qu'elle lui tend, ils entrent dans la douche. Longuement gamins, ils se savonnent, découvrant, jouant avec les courbes de l'autre. Puis d'un geste volontaire elle se tourne contre le mur et il entre en elle simplement, aisément.

    C'est... C'est... Ce qu'elle avait tant rêvé et roule du bassin pour accentuer la pénétration qu'elle désir longue.

    Il rentre tard, éméché,  lui offre en excuse la poignée de billets restant du 13, mais dans un baiser, elle les lui rend, lui assurant qu'elle est parfaitement heureuse et que cet argent c'est pour ses prochaines mises. Ravi, il la suit tandis qu'elle l'entraîne sur le lit et lui fait l'amour.

    Décidément cette année les vacances sont vraiment terrible... pense-t-il en lui dévorant les seins tandis qu'elle s'offre en amazone, encore une nouveauté.

    Les Vacances...

    Un j'ai chaud !

    Une petite culotte qui s'envole....

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une plage...

    Une glace à l'eau...

    De l'audace....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une piscine...

    Un jeu de transparence...

    La séduction....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Une porte ouverte....

    Un jeu....

    Une envie....

     

     

     

     

    Le 13...

    Un désir...

    L'abandon...

     

     

    © 2017 – Thierry TE DUNNE
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