• Les Heures Libertines

    Les Heures LibertinesAu midi de leur vie…

    Corps anobli par la vie, elles se prennent à rêver devant un galant doux billet.

    Mots jetés en espérance pour éclairer un chemin dans l’hiver d’une envie transit.

    Frimousse guerrière, guêpière et bas, en illustration, réveillent en leurs yeux cette obstination.

    Tendresse en citation pour appeler l’amante désirée, pour assurer cette volonté.

     Aux quinze heures sonnées…

    Le mot se pose comme une prose, aveux émoussés, peurs inarticulées.

    Rêves inavoués de cette jarretière dévoilée qui enfièvre au creux du lit corps et esprit.

    Mains hasardées pour dénoncer sur leurs lèvres, cet aveu, cette envie.

    Tendresses en coquinerie pour assurer cette réalité.

     Aux dix huit heures annoncées…

    Rendez-vous pris elles se cherchent du regard, hésitantes et hagards.

    Rêveuses intimidées, rougissantes en voulances, gestes émus en retenues.

    Formes soulignées des yeux, caresses envieuses de beauté, raison embrumée.

    Tendresse avouée pour se libérer.

     

    A la vingt et une nième heure….

    Corps dévoilés, misent à nue, elles se caressent enfin.

    Jeux câlins, balais de mains, bouches assoiffées, corps éhontés.

    Les doigts écrivent enfin sur les lèvres les mots de leurs envies.

    Tendresse appuyée pour aimer.

     

    Au minuit sonné….

    La chair idoine est repue, l’esprit luit de nouvelle coquinerie.

    Il reste en elle les échos des cris, des pensées exaltées, des corps emmêlés.

    Alanguies, mains croisées, elles se parlent d’elle et de leurs ressentis.

    Tendresse énoncée pour mieux s’aimer dans ses heures libertines, si divines.

     

    © 2010 – Thierry TE DUNNE
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